La capture du Kent !

Nous sommes le 7 octobre 1800. Robert Surcouf, 27 ans, commande la frégate de 18 canons (vraisemblablement, mais parfois on parle d’un brick ou encore d’une frégate de 24 canons) « La Confiance » dans l’océan indien. Il est parti de l’ile Maurice au mois de mai et compte déjà plusieurs prises à sont actif. Au matin du 7 donc, la vigie signal un énorme navire loin sous l’horizon. Probablement un Indiaman de la compagnie des indes.

Le Kent porte 38 canons et prêt de trois fois plus d’homme ( 400vs160) que la Confiance. Son capitaine, tellement sur de lui, invite ses passagers à « venir voir le spectacle ».
Drôle de spectacle en effet ! En quelques heures, Surcouf parvient grâce à son génie et à la maniabilité de la Confiance à atteindre le Kent sans subir de dégâts majeurs, refusant le combat au canon. Un abordage terrible s’ensuit qui ne durera pas plus de dix minutes. Ou vingt, suivant la version anglaise. Durant la bataille, le capitaine anglais est tué, Surcouf profite du chaos qui en résulte pour charger plus fort encore et contraindre l’ennemi à la reddition.

Après cela il empêchera le pillage du navire et fera en sorte qu’il n’arrive rien aux passagères présente à bord. Il y gagnera l’estime et l’amitié du Général Saint John, dont la femme été à bord.

La Confiance et le Kent regagne l’Ile Maurice. Ses prises précédentes lui apporte la richesse, la capture du Kent lui apporte la gloire. Surcouf rentre en France avec la Confiance désarmée et emplie de marchandises, il est désormais l’un des plus grands corsaires de l’Histoire. A la rupture du traité d’Amiens, il se fera armateur pour d’autres capitaines Corsaire et reprendra lui même la guerre de course, après avoir refusé un poste dans la Royale, offert par Napoléon lui même qui lui décernera la Légion d’Honneur en 1804.

Par Lestan de Lioncourt

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